jeudi 27 mai 2010

Android ou le standard du mobile

Deux articles de blog de grande qualité, en anglais, venant d'Eric S. Raymond que l'on ne présente plus, visite la stratégie de Google concernant le marché des mobiles, comment l'ouverture du code et le respect de certains principes permet de progresser malgré les volontés d'opposition et les intérêts particuliers de chaque entreprise qu'elles s'appellent Nokia, Apple ou Rim (iPhone et Blackberry) avec comme effet complémentaire d'aiguiser la concurrence entre opérateurs sur le marché de la bande passante par mobile.

Android rising 
Flattening the Smartphone Market

Une stratégie de transformation du marché pour choisir son milieu concurrentiel qui va accélérer la fonte du mobile dans l'univers du Web et de l'Internet, Google n'a pas peur et joue son ticket pour que ses applications de base ne soient pas refusées ou débarquées par des associations indélicates de grandes marques au comportement exclusivement propriétaire.

Non seulement en passe de ringardiser l'iPhone qui a choisi un modèle de développement similaire de Facebook, le Walled Garden propriétaire et fermé, la stratégie de Google active la concurrence entre les opérateurs : en effet, de base la version "Froyo" ou Frozen Yogourt d' Android permettra de transformer votre mobile 4G en Hotspot WiFi pour 8 ordinateurs dans votre environnement.

D'un autre côté, sur le marché de l'accès, Google avec la proposition d'un standard comme Android est en passe de faire avancer doucement mais surement la cause d'un Internet ouvert et neutre, que Washington et son Président Obama sont bien loin de réguler avec leurs moyens d'action : la Federal Communications Commission et l'homme de main Julius Genachowsky. C'est la deuxième fois que cette commission est en retard sur l'évènement, après l'affaire Comcast résolue par la pression des utilisateurs/consommateurs.
Une nouvelle fois : on se demande si nos institutions actuelles des deux côtés de l'Atlantique sont taillées pour la réponse effective aux enjeux de demain.

vendredi 7 mai 2010

Petit impromptu sous tragédie grecque

Corollaire : "Et pourquoi donc me mettrais-je au grec ancien ?"
Trouvé dans une de mes vieilles lectures adolescentes - il y a pire à cet âge et je n'y ai jamais sombré.

"Il est plaisant de réclamer l'Europe à grands cris. Elle ne naîtra pas sans un centre, une volonté. Aujourd'hui, c'est le rôle de la France. Mais par un sentiment de modestie ou d'impuissance qui perd nos Européens, ils refusent à l'avance cette place magnifique et proposent de se fédérer autour du Grand-Duché de Luxembourg. Leur idée n'est pas que l'Europe sera plus forte, plus riche, plus menaçante au besoin. Ils veulent qu'elle soit faible et vaste, si vaste et si faible qu'elle attendrisse les nations de proie. Ils rêvent d'une immense Suisse, d'une bergerie universelle.[...]"
Roger Nimier, Le Grand d'Espagne, Nuit du 11 novembre 1949.

Oui, la monnaie est une arme dans l'économie internationale. Les américains, les chinois en jouent, et pourquoi ce qui est leur plaisir nous serait refusé à nous qui serions comme des enfants privés de Dessert ?
Parce que nous sommes... Européens ?
Je comprends Jean-Claude Trichet qui est contraint par sa feuille de route de Directeur de Banque Centrale et ce n'est pas de sa faute. Il reste à savoir si l'émanation politique suprême de la zone Euro, les chefs d'Etat, ont vraiment envie de construire un gouvernement économique.

Quoi ? ce serait mal de se doter d'une nouvelle arme ? où alors Roger ne se serait pas trompé, l'idée ultime de la construction Européenne reposant dans l'idéal de la bergerie universelle ou peut-être désirons-nous finir ici.