Pour bien jouer et gagner au football, il faut d’abord se rendre compte que son dogme est trinitaire.
L’entraineur, le meneur de jeu et le ballon, en un mot Dieu le père, Jésus et l’Esprit saint.
L’entraineur délivre le plan de jeu et met en place l’organisation. La figure paternaliste qu’il est censé représenter n’est pas en doute : un père vu comme aimant au sens de José Mourinho ou plus sévère mais juste au sens d’Aimé Jacquet (notez quand même la notion d’amour apporté par le prénom.)
Le meneur de jeu incarne sur le terrain le plan de l’entraîneur, il est le dépositaire du jeu, il inspire aussi dans le contexte les autres joueurs et les mène à la victoire, parfois même on l’appelle créateur. On a eu par exemple pour l’Equipe de France affaire à deux figures christiques Michel Platini et Zinédine Zidane. Dans d’autres nations, il peut se nommer Michael Laudrup pour le Danemark, Diego Maradona et Lionel Messi pour l’Argentine, Zico et Pelé pour le Brésil, Johan Cruyff pour la Hollande.
Notons une chose importante, c’est qu’à l’égal du fils de l’homme, les meneurs de jeu sont des caractères affirmés et sont susceptibles d’emportement comme face aux marchands du temple.
L’esprit saint souffle où il veut, il passe comme un lien invisible et parfois miraculeux entre les joueurs, cela ne peut être que le ballon. ne parle-t-on pas d’une passe lumineuse ?
Le football dans sa symbolique quotidienne est donc un jeu essentiellement chrétien, à forte tendance catholique, pourquoi? je me suis longtemps posé la question, peut-être est-ce du à cet attachement particulier, à la terre, au terrain, comme à un espace sacré ; notez comment des joueurs latins avant de rentrer sur l’aire de jeu touchent le sol avant le signe de croix rituel. Cette référence apparaît aussi dans le rétablissement du culte marial par Jean-Paul II qui ne manquait pas d’embrasser la terre du pays qu’il visitait à la descente de l’avion.
Puisse Diego Maradona embrasser la terre le jour de la finale de cette Coupe du monde de football 2010.
jeudi 24 juin 2010
mercredi 9 juin 2010
Neutralité du Net : l'homme d'Obama en passe d'être squeezé par l'industrie
On ne peut pas dire que la façon de gérer de Julius Genachowski, l'homme mis en place à la tête de la FCC par Barack Obama pour imposer un Internet "ouvert" et "neutre", ait inspiré une grande confiance à l'industrie. Le résultat des "à-coups autoritaires" maintes fois contrés de cette commission est la récente volonté de grands acteurs des réseaux et de la haute technologie de bâtir une institution quasi-parallèle capable de régler les problèmes de neutralité d'Internet à l'amiable.
Le BITAG ou Broadband Internet Technical Advisory Group aura pour tâche de fixer une ligne directrice et des conseils pour une bonne pratique de gestion des réseaux. Les acteurs principaux pour l'instant sont Google, Comcast et Microsoft, avec des représentations incluses de AT&T, Cisco, DishNetwork, EchoStar, Intel Corp., Level 3 Communications, LLC, Time Warner Cable et Verizon.
L'idée est bien sûr de rétablir une confiance dans l'expression technique et industrielle d'une neutralité sans avoir à passer par le carcan d'une régulation fédérale, qui apparaîssait comme l'objectif principal de la FCC et de l'administration Obama. En effet, ces derniers cherchent pour l'instant à mettre la main juridiquement sur l'accès Internet au même titre que les services de télécommunications (ce qui n'était pas inclus dans le cadre d'exercice originel de la FCC).
Un nouveau camouflet pour Julius Genachowski, qui voit donc l'ancien chef technique de la FCC, Dale Hatfield, promu à la tête de la nouvelle institution. L'industrie semble préférer accorder son crédit à un vieux sage au profil technique aguerri entouré d'ingénieurs du métier, à un jeune ami du Président des Etats-Unis, comme lui homme de loi baptisé à Harvard.
Le BITAG ou Broadband Internet Technical Advisory Group aura pour tâche de fixer une ligne directrice et des conseils pour une bonne pratique de gestion des réseaux. Les acteurs principaux pour l'instant sont Google, Comcast et Microsoft, avec des représentations incluses de AT&T, Cisco, DishNetwork, EchoStar, Intel Corp., Level 3 Communications, LLC, Time Warner Cable et Verizon.
L'idée est bien sûr de rétablir une confiance dans l'expression technique et industrielle d'une neutralité sans avoir à passer par le carcan d'une régulation fédérale, qui apparaîssait comme l'objectif principal de la FCC et de l'administration Obama. En effet, ces derniers cherchent pour l'instant à mettre la main juridiquement sur l'accès Internet au même titre que les services de télécommunications (ce qui n'était pas inclus dans le cadre d'exercice originel de la FCC).
Un nouveau camouflet pour Julius Genachowski, qui voit donc l'ancien chef technique de la FCC, Dale Hatfield, promu à la tête de la nouvelle institution. L'industrie semble préférer accorder son crédit à un vieux sage au profil technique aguerri entouré d'ingénieurs du métier, à un jeune ami du Président des Etats-Unis, comme lui homme de loi baptisé à Harvard.
jeudi 3 juin 2010
L'iPad... et l'informatique devint punition collective
On a longtemps parlé du travail comme d'une punition. Dans l'informatique de demain, le loisir va devenir la punition, une punition collective et éthique et non pas personnelle. Le souhait de beaucoup de personnes est d'en finir avec la liberté sur le Web et de limiter la liberté d'expression ou d'autonomie de l'utilisateur. Il a fallu un certain temps pour comprendre qu'on faisait des sites professionnels de petite ou de large envergure avec des outils libres ou Open Source, que l'on pouvait adapter à sa convenance.
Bienvenue, ou retour, avec l'iPad dans l'informatique de consommation de masse qui ne laisse pas la porte ouverte à l'échange tant les frontières organiques à cet objet ont été posées avec soin.
Steve Jobs avec son iPad nous parle d'une révolution à venir, celle de la tablette qui va remplacer pour une large part les ordinateurs d'aujourd'hui. Dans ses jeans rapés et ses baskets hors d'âge, vêtu d'un polo noir moulant à col droit, Steve Jobs en compagnie de son look étudié de gouroumaticien (informaticien gourou), veut conduire une large part des masses aisées sur le chemin de l'enfance perdue, de la liberté retrouvée au travers d'une logique plus design qu'ergonomique de la consommation pure mais en oblitérant les capacités de création et de production, de transformation de l'utilisateur.
L'outil n'en est plus un, il est devenu boutique de consommation, physiquement et intellectuellement borné et taillé pour la délivrance immédiate de plaisir. Si Steve Jobs dirigeait un laboratoire pharmaceutique, il inventerait des maux imaginaires pour qu'ils correspondent à ses médicaments en vente.
Rendez vous compte, Steve Jobs a même peur que les Etats-Unis deviennent une"nation de blogueurs", car à l'évidence "nous avons besoin d'éditoriaux" professionnels. Et que l'on va devoir commencer à payer un contenu informationnel qui coûte de l'argent certes, mais dont il ne garantit aucunement la qualité.
Mais on sait dernièrement que Steve Jobs franchit délibérément les règles éthiques en communication, il offre en pâture comme sens et signification aux suicides dans l'usine de son fabricant d'iPad, Foxconn, une réalité sociologique, celle d'ouvriers venant des campagnes et perturbés par leur expérience vie récente dans un milieu urbain. Pour mieux faire saisir son propos il associe la perturbation de ce changement à celui qu'un élève américain sorti de son lycée (High School) provincial ressent lorsqu'il aborde le campus d'une université (College). C'est vrai que la comparaison fait mouche, avec des ouvriers d'une "usine sympa" (sic) travaillant 12 heures par jour et 6 journées par semaine...
Bienvenue, ou retour, avec l'iPad dans l'informatique de consommation de masse qui ne laisse pas la porte ouverte à l'échange tant les frontières organiques à cet objet ont été posées avec soin.
Steve Jobs avec son iPad nous parle d'une révolution à venir, celle de la tablette qui va remplacer pour une large part les ordinateurs d'aujourd'hui. Dans ses jeans rapés et ses baskets hors d'âge, vêtu d'un polo noir moulant à col droit, Steve Jobs en compagnie de son look étudié de gouroumaticien (informaticien gourou), veut conduire une large part des masses aisées sur le chemin de l'enfance perdue, de la liberté retrouvée au travers d'une logique plus design qu'ergonomique de la consommation pure mais en oblitérant les capacités de création et de production, de transformation de l'utilisateur.
L'outil n'en est plus un, il est devenu boutique de consommation, physiquement et intellectuellement borné et taillé pour la délivrance immédiate de plaisir. Si Steve Jobs dirigeait un laboratoire pharmaceutique, il inventerait des maux imaginaires pour qu'ils correspondent à ses médicaments en vente.
Rendez vous compte, Steve Jobs a même peur que les Etats-Unis deviennent une"nation de blogueurs", car à l'évidence "nous avons besoin d'éditoriaux" professionnels. Et que l'on va devoir commencer à payer un contenu informationnel qui coûte de l'argent certes, mais dont il ne garantit aucunement la qualité.
Mais on sait dernièrement que Steve Jobs franchit délibérément les règles éthiques en communication, il offre en pâture comme sens et signification aux suicides dans l'usine de son fabricant d'iPad, Foxconn, une réalité sociologique, celle d'ouvriers venant des campagnes et perturbés par leur expérience vie récente dans un milieu urbain. Pour mieux faire saisir son propos il associe la perturbation de ce changement à celui qu'un élève américain sorti de son lycée (High School) provincial ressent lorsqu'il aborde le campus d'une université (College). C'est vrai que la comparaison fait mouche, avec des ouvriers d'une "usine sympa" (sic) travaillant 12 heures par jour et 6 journées par semaine...
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