samedi 30 octobre 2010

Pourquoi nous sommes loin d'une cyberdémocratie

Simple, il suffit de lire ce billet de Cyrille Frank qui parle de compétition de l'attention autour de l'ego.
Puis de transposer les comportements locaux politiciens, lancinants et méprisants pour les petites mains, dénoncés par ce prêtre à Dijon.

Sortir de la société du mépris et de la peep culture.
Les outils ne suffisent pas à eux seuls.

Pourquoi en veut-on à Julian Assange ?

Grande période de fragilité institutionnelle, cet article du Chicago Tribune, qui critique Julian Assange de manière exagérée et odieuse, montre à quel point il devient courant dans la presse quotidienne, soit-disant professionnelle, d'évoquer la mort physique, psychologique ou sociale, de son adversaire. A l'activisme de droite présent aux USA répond l'activisme de gauche en France dans le même ordre d'idée, celui de la conservation de sa bonne vieille société.

Peut-on classer Julian Assange parmi les "gens de gauche" ? je le crois, je ne le crois pas.
Peut-on croire que Wikileaks fasse partie de la tradition de l'activisme. Certains le diront mais ce ne serait pas exact, car nous sommes loin du vernis idéologique.

On a par exemple la Sunlight Foundation ou Mediapart dont le projet est de faire continûment pression sur le pouvoir en reliant des données visibles entre elles pour monter des dossiers à charge qui masquent leur légèreté de contenu et de réflexion par le temps d'attention limité dont dispose l'internaute. Ceci a bien été expliqué par Lawrence Lessig dans son dernier essai sur les dangers de la transparence nue et des bricolages idéologiques malsains qu'elle autorise.

La brèche ouverte par Julian Assange et les bénévoles qui l'assistent est d'une autre nature ; certes il s'agit de faire pression sur les décisions du pouvoir mais en ouvrant un stock brut de données semi-confidentielles et de le rendre disponible pour examen ultérieur.
Wikileaks ne veut attaquer des personnes en particulier (Bush ou Obama) ou mener un combat politique national (anti-sarkozysme) dans l'espoir de toucher prébendes et postes lors de la prochaine élection, mais vise la prise de conscience même des élites et d'une manière transnationale : la Russie et l'ONU demandent des enquêtes sur ces matériaux.

Julian Assange n'est pas à ranger dans la tranche des provocateurs de métier comme Edwy Plenel qui voit le mal partout, mais un provocateur par les situations qu'il établit. Je dirais presque malgré lui.
C'est une différence de taille, car il sonne des réveils plus profonds que ceux dont on est capable de s'entretenir au café du commerce.

La démarche initiée par Wikileaks donne à voir et non pas à imaginer. Elle demande un effort de compréhension du matériel ainsi que d'un vrai positionnement dans l'actualité. C'est pour cela qu'elle est moins efficace pour rameuter la population sur le violon du poujadisme de gauche, si bien incarné par Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui, et quelle écarte toutes les tentations vibrantes de voir du complot partout.
Elle se situe non sur le terrain de la preuve, mais sur celui des faits. Il s'agit non de juger, mais de permettre à la société d'observer calmement et froidement ses propres hypocrisies dans le miroir.

Sur ce chemin, Julian Assange risque se faire beaucoup d'ennemis et d'envieux, dans tous les camps idéologiques. Car il s'agit plus d'une démarche philosophique que d'une volonté propagandiste qui est à l'oeuvre.
C'est la fragilité de tout pouvoir, même celui de la contestation, qui est ici révélée.
Bonne continuation et bon courage à lui.

vendredi 29 octobre 2010

Conservatisme et réaction savent aussi porter des masques

Article intéressant de Jürgen Habermas publié dans le New York Times sur le concept de "Leitkultur", culture dominante ou culture basique, qui entend le rester au sein de l'Allemagne fédérale depuis qu'Angela Merkel annonça officiellement la mort du "multikulti" (multiculturalisme).
Un besoin de conservatisme donc dans l'opinion publique, qui est parallèle au besoin de figures charismatiques qui ne sont pas identifiées comme appartenant au monde professionnel de la politique, ainsi qu'à la volonté de se rassembler pour la défense de symboles d'identité locaux ou nationaux.

Pour les lecteurs avertis de la presse américaine, la comparaison avec leur propre pays risque d'être savoureuse. 

Même appel au conservatisme des valeurs américaines dominantes face à une pression extérieure (imaginaire ou non) de l'Islam radical, et une pression intérieure réelle des immigrés mexicains qui emportent leur latinisation et leur romanisation religieuse avec eux au coeur des grandes cités du pays emblème de l'Eglise réformée.

Même envie de la figure charismatique sortie du néant, nous pensons de suite à Sarah Palin, dont le principal dilemme reste d'éviter de produire une candidature présidentielle pour 2012 sous une bannière républicaine trop ouvertement affichée, car elle est gagnée par la peur d'apparaître comme une politicienne trop professionnelle.

Même mouvements grassroot, ceux du Tea Party, spontanés ou organisés et difficiles à évaluer et cerner, à visée conservatrice, qui traduisent la défense et l'affirmation des valeurs et symboles fondamentaux de la "LeitKultur" américaine des pères fondateurs.

Pour l'anecdote politicienne, on pourrait aisément croire que nous sommes dans une phase politique Occidentale où le recentrage s'opère non plus par décalage à gauche mais à droite. Ce serait ignorer la relative facilité avec laquelle les syndicats français on pu aisément mobiliser sur les retraites et créer une situation d'exception qu'a défini Dominique Moïsi comme une révolution réactionnaire française.

Ce serait assez futile de parler de manque de discernement de part et d'autres du fossé droite-gauche français, en fait il y a un point de réconciliation majeur, celui de la méfiance ou du retrait d'un set d'idées nouvelles qui ont accompagné la mondialisation ou la globalisation. Les syndicats et la gauche d'élection jouant le jeu du conservatisme national et social en incarnant la réaction face à la pression des contraintes économiques extérieures.

En tant que Geek, ou embrasseur de modernité, ce que nous pouvons dire sur ce chapelet de conventions que nous avons attaché bien légèrement au concept de glocalisation (car il faut bien identifier un monde nouveau, n'est ce pas ?) c'est que nous feignons d'ignorer nous aussi à notre tour, le fait que l'innovation technologique soit en crise majeure.

C'est à dire que nous avons, à l'identique de la société commune, nos conservateurs ou réactionnaires non pas sociaux, mais nos propres boulets industriels qui surinvestissent sur des notions conceptuelles qui n'ont que très peu de rapport avec l'identité du réseau (conservateurs à l'origine de l'éclatement de la première bulle d'Internet en 2000).
Des gens qui embrassent et se saisissent de l'Internet au nom de leurs valeurs télévisuelles et mécanismes d'influence, qui s'affichent dans la contemporéanité mais sont en essence figés dans les anciens automatismes de l'imposition de l'opinion.

Le bruit et l'effervescence des époques de mutation couvrent en effet l'infiltration opportune et tactique de maints mécanismes réactionnaires et conservateurs sous couvert de modernitude.
Les outils sont là mais le mouvement de la pensée fait défaut pour accompagner la légitime transformation. Lire à ce sujet un superbe billet d'Authueil qui révèle les incohérences du monde de l'innovation face à l'encouragement fiscal.

Pour résumer, si d'un côté nous avons une critique conservatrice d'un monde en transformation, nous héritons aussi de ceux qui se réclament de la transformation pour conserver leurs acquis institutionnels.
La voie la plus simple de désintoxication de ces mouvements parallèles n'est pas dans l'adoption de credos humanistes (c'est là où Jurgen Habermas est défaillant dans la conclusion de son article), ils sont souvent de l'ordre du simple constat, mais dans la compréhension de la mesure humaine et de ses propres limites qui sont aussi celles de ne pouvoir faire durer indéfiniment une position statique.

Les mauvaises habitudes de l'élite journalistique

Lorsque pour une élection, la défaite annoncée ne convient pas à la pensée dominante des médias de l'ère industrielle (presse, radio, télévision) le poids et la faute de ces décisions sont systématiquement reportés sur le manque de rationalité des citoyens.
Le dernier article de l'immense chroniqueur Thomas Friedman au New York Times est une démonstration involontaire de ce principe.

Ce grand homme contemple avec tristesse et un peu de résignation le fait que la majorité des candidats républicains ont pris une confortable avance dans les sondages. Et qu'on n'y peut plus grand chose, tant nous sommes proches de l'échéance des élections intermédiaires aux Etats-Unis.

Son jugement se porte alors sur les mauvaises raisons, pour faire plus précis, l'époque Bush, qui ont conduit ce pays à la stagnation économique actuelle. Les américains, en votant pour les républicains, continueraient de voter pour de mauvaises idées et de mauvaises mesures, il faut donc à tout prix qu'ils en prennent conscience, ces égarés...

Et Thomas Friedmann de citer un rapport universitaire salvateur : livre raisonné de constats et de mesures qui tirerait l'Amérique du mauvais pas et... oh surprise... dont certaines des mesures proposées seraient déjà appliquées par la Maison Blanche...
La ficelle est ici tellement grosse que je n'ai pas pu m'empêcher de sourire.

Un des points que n'ont pas su organiser les régimes démocratiques c'est d'éviter de se construire au fil du temps en société du mépris, comme les autres. Il y a toujours plus petit ou plus faible dans les hiérarchies officielle ou informelle des individus, et il y a donc toujours à mépriser pour son propre contentement et sa paix de l'âme.
Thomas Friedman n'échappe pas à ce comportement, à vrai dire humiliant pour quelqu'un qui se pose comme "une personne évoluée."

Une décision, un choix ne plaisent pas et le seul et unique moyen que l'on a trouvé pour s'en accommoder est de convoquer la raison comme s'il s'agissait de désigner l'électorat non pas comme fou ou insensé, mais irrémédiablement irrationnel tel un enfant qui jouerait à l'apprenti sorcier.

Et ce genre de commentateur se croit en retour adulte ?

jeudi 28 octobre 2010

Barack Obama perd l'électorat féminin

Les promesses de changement, annoncées par l'exemplarité d'un discours mémorable à Philadelphie du candidat Barack Obama, se sont étiolées. L'homme n'a pas su joindre le geste à la parole, donner substance à sa présentation extrêmement soignée d'un ancien d'Harvard.

Déjà sur ce blog, on pouvait lire l'écho de l'écran de fumée qu'annonçait la transparence informatique (Open Data et Gouvernance 2.0) sur les crédits accordés au plan de relance. Les femmes américaines, solidement ancrées dans le paysage économique, n'ont pas non plus vu arriver de changement économique.

Dans les derniers sondages commandés par le New York Times, la coalition d'électeur qui aurait porté Barack Obama au pouvoir en 2008, connaîtrait des désaffections qui profiteraient au camp républicain. Notamment, l'électorat féminin et celui des catholiques romains.

C'est cet électorat proche des réalités sociales et économiques qui marquerait son désaveu le plus direct à la politique de relance américaine, qui n'a donc pas porté de fruit sur le terrain.

Dans la presse française, on a longtemps cité les opposants incorrects à Obama comme les plus virulents, celles et ceux qui appartenaient au mouvement du Tea Party. Mais la défaite dans ces élections intermédiaires risque d'être d'une autre nature : le coeur social du pays va le désavouer pour son incompétence à produire le changement annoncé.

En effet, toujours selon le New York Times, ce revirement de l'électorat féminin en faveur du parti républicain ne s'était pas vu depuis 1982.

La raclée électorale et l'affaiblissement de son influence par la perte de la majorité dans au moins l'une des assemblées sont certaines. Le candidat va pouvoir, comme tout politique professionnel, se tourner vers sa réelection. Pas de surprise...

Sans surprise aussi, sera le verdict des médias français et européens, qui seront extrêmement gênés pour expliquer les véritables causes sociales de cette défaite annoncée.

Génétique comportementale : découverte d'un gène libéral ?

Tous les moratoires n'y feront rien, et il faudra s'y habituer.
On ne pourra freiner les travaux en génétique comportementale. C'est à dire le rapprochement de l'information génétique avec les multiples réservoirs de données sociales.

Une récente découverte de l'Université de San Diego et de Harvard, effectuant un rapprochement du patrimoine génétique de 2000 adolescents avec la carte de leurs réseaux sociaux montre que certains d'eux, lors de leur passage à l'état adulte, sont favorablement plus exposés aux idées politiques libérales (attention pour les éventuels commentateurs, l'adjectif libéral n'a pas la même signification de l'autre côté de l'Atlantique.)

Le processus du choix politique ne serait donc pas exclusivement dominé par les interactions sociales mais aussi par une prédisposition génétique. Voilà qui devrait intéresser les différents gouvernements et partis d'opposition sur cette bonne vieille terre.
Imaginez qu'une partie de la population soit génétiquement sensible à votre adversaire politique, et qu'elle réagisse par ailleurs à un certain stimuli pour s'empêcher le jour de l'élection de se déplacer, préférant une autre activité qu'on aura mise en place pour la divertir.
On accédera alors à des champs de manipulation, bien plus subtils que l'actuelle propagande de la gauchosphère ou de ses naïfs détracteurs qui font tant de bruit inutile et produisent tant d'articles idiots sur le Web franco-français...
Une des bonnes choses sera peut-être la prise de conscience progressive de l'inutilité des mécaniques usées de l'activisme du XXème siècle, qui n'a de cesse de polluer nos débats en ligne. On peut toujours rêver, me direz vous...

Notez au passage que les données collectées actuellement sur les réseaux sociaux seront d'une remarquable utilité pour progresser dans cette voie. Ces fameuses relations que vous établissez par Facebook, Twitter et d'autres, ces liens virtuels que vous croyez gratuits d'accès et d'emploi, vont permettre de grandes avancées dans cette cartographie curieuse mais inévitable de l'inné humain. Puis, à l'occasion, permettront de mieux vous connaître et d'en faire profiter celle ou celui qui en paiera l'analyse.
Nous devenons les acteurs inconscients de ce nouveau territoire de recherche scientifique, rendu uniquement possible par les modes de divertissement et la technologie du XXIème siècle.

vendredi 22 octobre 2010

Constat d'aspects du 2.0 tombés en désuétude, mode de la "gamification"

Cet article n'est pas théorique.
Je me disais à quel point nous approchons parfois du non-sens dans l'utilisation d'outils sur lesquels nous n'avons plus de réflexion parce qu'ils paraissent évidents.

En tant que blogueur, une fois inscrit, il y a très longtemps, à Wikio parce que tout le monde le faisait, j'ai reçu un aimable courrier automatique d'une Community Manager de ce site de classement et qui argumente de la façon suivante la pose de leur bouton de référencement sur mon site :
"Saviez-vous que celui-ci [le bouton en question] permettrait à vos lecteurs de voter pour vos articles mais également de partager vos articles sur Twitter ce qui est désormais pris en compte par notre algorithme? Utilisé à bon escient, ce bouton de partage ne pourra qu'être bénéfique pour la visibilité de votre blog et vous permettra de grimper dans les classements!"
Très intéressant, nous avançons là dans la mode récente de la "gamification" du Web sous couvert du prétexte "Web social."
Qu'est ce que la "gamification" ? le dernier trésor supposé et trouvé par les marketeurs ou PR Web est d'exprimer la relation avec leurs acteurs en les faisant participer à des formes de jeu. L'objectif de ces jeux étant la distribution de médailles ou de titres virtuels divers à leurs clients.

Un article de spécialistes des jeux hors et en réseau explique de manière très concrète qu'il s'agit là d'une illusion désastreuse ; que dans la relation entre maître et concepteur du jeu avec leurs joueurs, la qualité et le plaisir se trouvent dans la proposition d'un contenu fort de jeu et non pas dans la distribution de récompenses au bout du compte sans grande signification.

Dans notre exemple, la récompense de Wikio est le classement, toujours plus de classement.
Mais en quoi le classement m'importe-t-il ? ce qui m'importe c'est de trouver et d'établir des passerelles avec des gens qui partagent parfois les mêmes interrogations que moi et qui prennent ce plaisir à me lire, comme j'aurais un vif intérêt à les lire dans les commentaires.
Maintenant, si Wikio est autant intéressé que moi dans l'expression de la relation sur le Web, c'est à dire dans le social, c'est sur ce point qu'il devrait venir en soutien et non pas me classer dans des catégories formelles avec une médaille dans le classement à la clé.
S'il y a un jeu avec lequel j'aimerais me prêter avec eux c'est de pouvoir alimenter et nourrir les passerelles avec d'autres que je ne connais pas encore et non de bénéficier d'une audience distraite !
Leur survie sur le long terme dans leur métier est peut-être à ce prix.

Deux choses qu'il faut retenir de cette analogie :
Premièrement, il est bon de recevoir des courriers automatiques pour se rendre compte du type de relation socialement inexistante qu'on entretient avec des "partenaires" de notre expression Web.
Simple, je mesure l'intérêt que Wikio porte à mon blog par le fait qu'il daigne m'envoyer un courrier automatique.
Tout est dit dans l'action.
Il s'agit de la même qualité de relation qu'une centrale de vente par correspondance établirait avec moi en envoyant un courrier publicitaire me proposant un cadeau gratuit.

Comparez la démarche de Wikio avec Google ou Twitter, qui n'ont jamais eu besoin de m'envoyer de courrier équivalent dans l'espace des fonctionnalités que je partage avec eux. Et vous aurez une juste mesure de l'écart de pertinence dans la relation client qui sépare un mode PR/Marketing industriel avec un véritable acteur du Web, que ce dernier se proclame social ou non.

Deuxièmement, il faut en permanence remettre en question ses outils sur le Web, surtout s'ils nous paraissent invisibles parce qu'à un moment ils incarnaient l'évidence et que nous avons continué intérieurement, des années après, à les considérer comme allant de soi sans autre forme de validation.

Pour finir sur une note d'humour, revenons à nos amis lointains de la Grèce antique, Plutarque par exemple, qui commence ainsi son chapitre sur le bavardage :
Le moyen de se guérir de cette maladie [le bavardage] c'est d'écouter. Or les bavards n'écoutent jamais. Il parlent toujours ; et le premier mal de leur intempérance de langue, c'est qu'elles les empêchent de rien entendre.
Il reste comme tâche aux plus fins, aux plus habiles, de combler ce retard d'écoute et d'entrer, il est temps, dans le Web social.

Tiens ! cela marche encore...

Ce post sert à me convaincre que les fonctionnalités de Blogger sont toujours présentes, bien que je ne les utilise plus trop depuis quelques mois ^^

mercredi 20 octobre 2010

Désobéir, aujourd'hui, c'est ne pas faire grève

Des entreprises qui vous veulent du bien mais qui vous vendent des produits toxiques pour vous et votre mode de vie.

Des syndicats et des agitateurs qui veulent protéger vos retraites mais lancent des mots d'ordre qui invitent le collectif (société, nation, territoire, comme vous désirez l'appeler) à des comportements auto-destructeurs.

Des médias censés vous informer mais qui racontent sur le ton du reality show, en miroir direct, le spectacle humiliant pour l'esprit de l'irrationalité par le biais de la manipulation populaire.

Désormais, être rock'n'roll ou révolutionnaire c'est désobéir à ce genre de simulacre ; être solidaire c'est inventer, soigner, construire à son niveau et ne plus se positionner en destructeur systématique.

Nous en sommes là... ce 20 octobre 2010...
C'était mon petit coup de gueule d'aujourd'hui. ^^