Un président qui n'a pas le complexe du changement, l'autre si

On a dit, on dit et on dira beaucoup de mauvaises choses sur Nicolas Sarkozy. Mais en ce moment, le rythme moins effréné lui permet de se caler dans une série d'actions plus espacées qui sont loin d'être idiotes sans nuire à son talent de négociateur.
L'annonce de l'éco-taxe, élaborée avec le concours de Michel Rocard et maintenant la préparation d'un sommet du G20 avec une position Européenne commune, incluant les Anglais, ne sont pas des petites victoires. A l'évidence, lorsque l'on regarde le contenu des décisions prises, elles ne semblent pas être celles d'un pouvoir de droite, encore moins d'un ultra-libéral autoritaire.
Les plus intransigeants diront qu'il s'agit là, avant tout, d'effets de communication... je ne le crois pas, plus le temps avance, plus le Président évolue vers une position bien française, qui, non seulement, utilise toujours les leviers de l'Etat centralisé, mais l'installe en leader de récupération des états d'âme de l'opinion. C'est cette action de filtre dynamique et mesuré des secousses du peuple comme de ses désirs immanents qui anime les chefs d'Etat modernes.
Ce qu'Obama ne réussit pas pour l'instant. Il n'a pas accroché une seule réussite à son palmarès qui reste après 6 mois de pouvoir totalement vierge. C'est dommage en un sens, notre inclination aux câlineries pour ce bel homme svelte à la parole distinguée est frustrée, et le silence de la presse de ce côté de l'Atlantique est à l'égal des fautes de communication que lui et son administration commettent de l'autre. Fermeture de Guantanamo ? rien. Retrait d'Irak ? pas sûr. Signes de victoire en Aghanistan ? Changeons de sujet voulez-vous.
Et ce débat mal engagé de la réforme de la santé, où, malgré les assurances néo-conservatrices qu'il a données dans le choix de ses conseillers financiers, l'ouverture aux députés républicains a reçu une fin de non recevoir. Barack Obama a un problème d'image, son assurance et son aura, quasi-parfaites, contrastent à présent fortement avec son manque d'audace, de punch, d'agilité. Et les républicains auraient torts de ne pas s'engouffrer dans la brèche d'un leadership non-assumé. C'est pour l'instant un terrible gâchis, l'homme paraît tétanisé devant la tâche pendant que les dossiers s'enlisent.

Commentaires

  1. Le pantin n'est pas loin de se désarticuler, il est vrai qu'il n'a jamais bien su s'exprimer. Il est de plus en plus bourré de tics. Nous allons peut être perdre notre président dans une chute de vélo ou un dérapage rassembleur funeste.

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  2. Salut Dominique,
    Merci d'être passé.
    Pour l'humour c'est ok, cela m'a bien fait rire.

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